Qui ne tente rien n’aryen

D’une certaine manière, il est un peu tard pour parler de Naissance d’une Passion, m’enfin vieux motard que jamais.
En fait, ce qui me motive, c’est que l’affiche officielle a été terminée cette semaine et que du coup, c’est cool.

Naissance d’une Passion, d’abord, c’est un court métrage, mais pas celui qui raconte le bourgeonnement de l’amour du jeune Vincent pour la belle Sophie qui est en 4°C et pas lui donc deux mondes les séparent et c’est beau, non, pas de ça chez nous madame.

On commence par les liens ?
Hop :
La Page Facebook (avec photo du tournages, visuels & co)

http://www.facebook.com/pages/Naissance-dune-Passion/129079620437364#!/pages/Naissance-dune-Passion/129079620437364?v=wall

Le court-métrage sur Dailymotion :

http://www.dailymotion.com/video/xdk4qj_naissance-d-une-passion_shortfilms

Comme à chaque fois qu’on en parle on ne dit pas tout (car en général on oublie des trucs), je préfère tout mettre à plat, ça me laissera une trace de cette palpitante expérience pour quand je devrais montrer à mes mômes que « putain mais nan, la nouvelle vague c’est d’la merde, arrête de faire ce genre de film, regarde c’qu’on faisait à ton âge de mon temps ! ».Ça a commencé en Novembre, je crois (ça commence bien), notre prof M.Sergent (Cyril ou Staline, ça dépendait) nous demandait de faire des groupes de 3 ou 4, de tourner des images et de nous faire la main sur Avid Media Composer, le logiciel du Mal.
Ni une ni deux, on fait les groupes (on a fait deux groupes, un de 8, un de 3 et le mec que personne voulait blairer n’a rien fait car il nous blairait pas non plus) et on a écrit un scénario.
Enfin nan, ça s’est pas passé aussi vite, on a commencé par émettre des idées car quitte à faire un exercice de montage, autant chiader le projet de partout histoire qu’on en soit fier.
Notre équipe était constituée donc de Joris, Mikolaj, Arthur, Ronan, Julien, Olivier/Stéphane/Charles/Stéphanie Lopez, Jérôme puis moi-même. 8 branquignolles abruties jusqu’à la moelle.
Autant dire que l’élaboration du projet fût une franche partie de rigolade.

On a donc commencé par émettre des idées, on avait Joris et son synopsis à base de « Bah c’est un Zombie qui ère, normal quoi, sauf qu’il est tout seul, il a rien à bouffer, aucun autre zombie, donc il va au cinoche, il regarde l’armée des morts
et ce serait trop cool. Ch’uis un génie. » On était bien enthousiasmés mais pour le tournage, ça posait déjà pas mal de contraintes, on avait seulement un mois pour écrire le scénar’ et tourner le bouzin.
Inspirés par les frères Coen, Ronan et Joris ont proposé l’idée à la base de tout.
La première séquence.
Un gros plan sur une table sur laquelle s’écrase la tête d’un type.
(comme dans « A Serious Man »)

On avait la première brique, on avait plus qu’à broder autour de tout ça pour avoir un truc bien cool comme nous.
A partir de là, c’est parti en live, toutes les idées les plus saugrenues et amusantes se succédaient, c’était génial.

Le sauvetage

Petit à petit, le cadre s’est posé, dès le début on voulait que ça cause de mafieux dans un bar des années 30. Enfin bon, nous on allait faire un truc bien, pas un énième remake/film inspiré du Parrain, on en a assez bouffé.

« Bon OK, les mecs, on commence par une tête qui s’écrase sur la table, et après ?
-Bah déjà, à chaque claque, on verra un élément du titre et des crédits apparaître, ce serait chouette.
-Cool, je note.
-Et après, on aurait un plan sur les mafieux, donc.
-Et le serveur, ce serait qui dans tout ça ?
-Euhh …
-Ben le serveur ? Il ferait une bourde et …
-Ah ouais ouais ouais ! On garde.
-Stéphane, rhabille-toi s’il te plaît, tu deviens malsain.
-Bon et les mafieux ?
-Heu … Ben … Ah ouais, ce serait comme dans les blagues, y’aurait un russe, un italient …
-Un allemand ?
-Et un juif !
-Ah ouaaaais !
-Et ils feraient quoi ?
-… On les fait pas jouer aux cartes, on voit ça à chaque fois …
-Une partie de Risk ? En plus ça existait pas à l’époque, ce serait marrant. En plus, ils pourraient effectuer des actions qui correspondent à ce qu’il s’est vraiment passé, non ?
-Ah ouais putain ouais vas-y, Ronan, note.
-Ahaha ouais, et le juif, il aurait bouffé l’Allemagne à l’allemand !
-Excellent. Et le serveur il fait quoi dans tout ça ? Il soufflerait des stratégies et comme il aide le gagnant, il s’fait péter la gueule ?
-Ou alors le serveur il est allemand et il aide le mafieux juif à conquérir l’allemagne ?
-Hahaha, ouais, putain.
(…) »

Et ça a duré quelques semaines. Toutes les idées du court-métrage sont issues de l’imagination fertile de l’un d’entre nous qui aura simplement dit « Eh les mecs, et si machin il faisait ça ? ».

C’est pas tout d’avoir le scénario, mais faut aussi penser aux acteurs, au lieu de tournage, au matos, tout ça …
Pour le lieu, il nous fallait un lieu typé bar des années 20.

Ah.

Y’avait bien la Crypte à Beauvais mais c’était trop compliqué, on s’est rabattu sur la cantine des profs qui semblait correspondre.
Pour les acteurs, Mikolaj nous a proposé un pote a lui que nous ne connaissions que très peu, Marien Legrand qui nous a très vite convaincu. Le juif a été joué par le grand Lou Ken (père de Arthur) qui a très bien incarné ce rôle. L’italien homo joué par Mr. Ponthieux nous a semblé satisfaisant. Même si avec du recul il y’a clairement surjeu, ça colle avec le personnage, et c’est cool.

Enfin, le polonais. L’étoile de l’Europe de l’Est.
Janek.
Le père de Mikolaj.
L’homme était dépourvu de toute expérience cinématographique et il nous a scotché, il était naturel, il était son personnage, c’était génial.

On avait les acteurs, le lieu, il nous manquait le plus important, le Risk.
Dans un élan de bonté spontanée, en plus, le brave Slaine (le mec que les 9/10ème de la classe pouvaient pas blairer… et réciproquement) s’est proposé de nous prêter le sien, sans rien qu’on lui demande.
Je l’en remercie encore, d’ailleurs.

On avait organisé le tournage lors d’un week-end de Janvier, on avait établi le story board avec l’équipe (Joris et Mikolaj étaient les réalisateurs) quelques jours auparavant, tout était prêt.
On avait même tourné la veille les plans en stop-motion.
Un élément de dernière minute a perturbé nos plans, la veille du tournage, Arthur et son père on récupéré des rails de travelling.
Tout est allé très vite, on a tourné deux plans dans la matinée puis tout s’est enchaîné super rapidement.
Le tout s’est orchestré dans la joie et la bonne humeur, les répliques cultes, tout était parfait.
C’était ma première expérience sur un tournage et je m’y suis plu (même si j’étais le script, tâche habituellement attribuée aux femelles, mais là, y’en avait pas …).
Je rédige cet article dans le but d’avoir un bilan complet de cette expérience plus tard mais je me rend compte que je n’arriverai pas à tout retranscrire avec seulement 24 lettres. (oui c’est ça, hein, 24 lettres ?)
Néanmoins, continuons.
Nous sommes Samedi soir, c’est dans la boîte.
Ce n’est que quelques semaines plus tard que nous pourrons tourner la scène finale dans l’amphithéâtre du lycée avec des accessoires récupérés par Joris et qui changeront la donne.

Seulement, ces cons de 2nde année (c’était gratuit :p ) étaient en épreuve de montage pour près d’un mois et les stations de travail étaient occupées, on a pris notre mal en patience et ce n’est que lors des dernières semaines de Mai/Juin que nous avons pu nous atteler au montage du film avec le brave Ronan aux commandes.
Mixage audio, d’excellentes trouvailles pour la bande-son, titrage mega-relou sur Avid, compositing AE, tout un programme.
Seulement, on s’en est sorti.
L’export s’est fait non sans douleurs rectales lors des dernières minutes d’ouverture du lycée et nous en avions terminé.

Le court-métrage fait depuis son bonhomme de chemin sur le net, de festivals en festivals … On remercie bien fort Joris pour envoyer des copies du film à tout plein de festivals de courts amateurs. En effet, ça a porté ses fruits.

Prix « Meilleur film de Jeune » – Festival Video – Seyssins (38)
Prix du Public « Fêtons Court »- Festival du Film d’Amiens (80) (3ème place)

Compétition Officielle – Festival Courts D’écoles – Aunay (14)
Compétition Officielle – Festival Draguicourt – Draguignan (84)
Compétition Officielle – Festival Éclats d’Arts – Meaux (77)
Compétition Officielle – Festi’ Val D’oise – L’Isle Adam (95)

Nous avons effectué le déplacement en équipe réduite pour quelques uns de ces festivals dans la joie et la bonne humeur. Découvrir les réactions du public face à son bébé, en discuter avec eux, voir d’autres créations (parfois à chier, hein … encore plus quand elles sont proclamées « choix du jury » et que le niais de réalisateur de 18 ans reçoit 500€), c’est une expérience géniale.

Y’a un truc dont j’ai pas encore parlé, c’est l’affiche.
J’ai été chargé de ces projets, après avoir vu le brave Lénaïc poster des visuels qui correspondaient bien à l’esprit, je me devais de presser le pas et de sortir ce qui nous servirait d’affiche officielle. Après tout, j’aime dessiner, moi.

Donc ni une ni deux, je m’atelle à différents projets.
Le premier :

NDP, premier jet

Devant ma difficulté à dessiner des mains, je suis parti sur un autre projet, pour voir.
Il fallait qu’il corresponde à nos exigeances. Nous on voulait une affiche qui fasse bien années 30. L’époque où on ne se contentait pas toujours de prendre en photo les acteurs, de mettre un filtre photoshop et d’avoir le culot d’envoyer ça à l’imprimerie.

Donc ni une ni deux, je teste une nouvelle méthode de peinture, de nouveaux brushs, je prépare un dessin sur une feuille que je scanne et hop, je colorie. (La première affiche était entièrement dessinée à la tablette graphique d’où l’aspect … heu … enfin voilà.)

Et après un ou deux mois de travail, la voilà :
AFFICHE 2

On a plus qu’à descendre la clé USB à l’intendance du lycée pour en imprimer et en placarder un peu partout, histoire de pousser le vice jusqu’au bout. (De plus, la section audiovisuelle est très peu représentée …).
Pendant ce temps, Naissance d’une Passion a été envoyé à divers festivals et sous-titré en Anglais puis en Allemand grâce à Mr. Royer et Ophélie Perrin.

Hop, ça, c’est torché.


4 réflexions sur “Qui ne tente rien n’aryen

  1. On espère, les réalisateurs sont sur un autre scénario, on verra bien ce que ça donne ! Mais sois sûre que j’en parlerai ici.

    En attendant, n’hésite pas à faire partager, ce serait fort profitable à notre égo sur-dimensionné :p

  2. C’est génial j’ai enfin compris comment vous avez fait. Perso pourquoi pas dire qu vous etiez tous des pros. Ca n’aurais pas changé grand chose. ^^
    Continuez le site et vos projet, derrière votre humour 300 mille degrès, y en a des choses !!!

  3. Merci beaucoup, ça nous fait bien plaisir ! :D
    Faut que je me remette à remplir mon site et faut qu’on mette à terme toutes les idées de film qu’on a derrière la tête …

    Stay tuned.

Exprime-toi, tu es libre, après si tu ne veux pas tant pis je comprendrais, je prend sur moi, on reste amis hein.

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